
D’après l’étude de Moise Gunzburger
Raphaël Hauser de Durmenach, fils de Félix et de Vogel Brunschwig de Blotzheim, né en 1789, de la classe de 1808, a été incorporé au 1er bataillon du 22e régiment de ligne et y fut promu caporal. En 1809, il a participé à la campagne de Prusse, et à la conquête de Magdebourg.

De 1809 à 1813, il a participé à toutes les campagnes en Espagne et au Portugal, s’est battu à Astorga, Vittoria et à Salamanque, à Coïmbra et à la montagne de fer. Il a été blessé au pied droit devant Salamanque lors des évènements du 22 juillet. Fait prisonnier par les Anglais en 1813 devant San Sébastien, fut transféré à Plymouth en Angleterre. En 1814 seulement, il est retourné en France. Dès son retour, il a participé à toutes les campagnes et combats en Belgique pendant les Cent jours sous le commandement du général Vandamme. Après la bataille de Waterloo et son issue fatale, il a été affecté à l’Armée de la Loire et ce n’est qu’à la dissolution de ce corps d’armée qu’il a pu retourner dans son lieu natal. Dans sa requête pour l’obtention d’une allocation de victime de guerre, Hauser indique qu’il avait possédé un état des services effectués.
Ce certificat, ainsi que tout son mobilier a été perdu lors des émeutes et pillages des biens juifs de Durmenach à la révolution de février 1848.
Daniel Hauser dit Model, de Durmenach, fils de David et de Beyle Loeb de Hagenthal-le–Bas, né en 1790, est entré au service militaire en 1809 et fut affecté au 8e régiment d’infanterie, 3e bataillon, 2e compagnie. Envoyé d’abord en Espagne, puis en Autriche lorsque la guerre avec cette puissance éclata à nouveau. Il participa à la bataille de Wagram, le 6 juillet 1809 et fut hospitalisé à Vienne. En 1814, lorsque la France fut envahie par les armées ennemies, il combattit avec les troupes résistant aux envahisseurs, notamment à Troyes, Bar sur Aube, Chaumont, …etc. et en 1815 il prit part à la bataille de Waterloo à la suite de laquelle fut décidé le sort de la France. Hauser n’a été blessé qu’une seule fois à la jambe par un projectile non éclaté.
Néanmoins, il était invalide, père de famille et affligé de pauvreté. Lui aussi a perdu tous ses biens et ses papiers militaires dans les émeutes contre les Juifs en 1848.
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