Recherches généalogiques en France

par Micheline Gutmann

Avant de passer à l’étude des sources pour les différentes régions de France, il est important de noter les points communs et les différences suivant les provinces.

  • Etat civil de moins de 100 ans : les actes se trouvent dans les mairies. Les décès sont accessibles à tout le monde, les naissances et les mariages de plus de 75 ans également, sinon il faut être un descendant.

  • Etat civil de plus de 100 ans : pas de déclarations systématiques de naissances, mariages, décès, avant l’établissement de l’état civil le 1er janvier 1793, sauf exceptions (dont nous parlerons région par région).

  • Fixation des noms : les noms ne sont que rarement fixés avant 1808, sauf dans le sud (est et ouest) et souvent en Lorraine, plus souvent dans le Haut-Rhin que dans le Bas-Rhin. Ils le seront en principe à la suite du décret de Bayonne du 20 juillet 1808, appliqué à tout l’Empire napoléonien. Il y a parfois eu des changements ultérieurement.

  • Des actes notariés existent dans toutes les régions, très intéressants au 18e siècle en ce qui concerne les mariages. D’autres actes notariés secondaires sont accessibles dans de nombreuses régions. On les trouve aux archives départementales, sauf à Paris où ils se trouvent aux archives nationales (Minutier des Notaires).

  • Les recensements généraux ont commencé en France en 1836, (sauf pour Paris et l’Ile-de-France). En particulier, le recensement de 1851 indique la religion.

  • Recensements de chefs de famille Juifs avant la Révolution afin de taxer leur présence

  • La mise en ligne des archives de l’état civil se généralise.

  • Les cimetières juifs sont plus ou moins bien entretenus suivant les responsabilités et les possibilités des consistoires dans les régions dépendant du Concordat ou bien quand les cimetières sont spécifiquement juifs. Des relevés existent parfois.

  • Pour le reste de la France, il existait des carrés dans des cimetières généraux dont l’entretien dépend la plupart du temps des communes. Les carrés ne sont plus reconnus de nos jours, les tombes se côtoient indépendamment des religions.

  • Les naturalisations sont centralisées aux archives nationales (voir recherches à Paris)

  • Les archives relatives à la déportation sont centralisées à Paris (voir recherches à Paris), les départements faisant un travail de recherche plus spécifique.

Nous conseillons vivement de consulter le livre de Gildas Bernard, archiviste aux Archives nationales de France, intitulé « Les familles juives en France ». On y trouve un résumé historique précis et utile à la généalogie juive, qui précède un inventaire détaillé des sources à la date de la publication en 1990. (Consultable à la bibliothèque de GenAmi et dans toutes les grandes bibliothèques départementales.)


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