Généalogie comtadine (4)

par Stéphane Lallich

par J.-C. Hérelle-Carcassone

Liens avec d'autres communautés

Les communautés comtadines ont entretenu des liens privilégiés avec d’autres communautés, notamment Bordeaux, Montpellier, Paris, Nîmes, ainsi qu’avec le Piémont :

  • Bordeaux : un certain nombre de familles d’Avignon sont parties s’établir à Bordeaux, attirées par les lettres de naturalité dont y bénéficiaient les juifs de la Nation portuguaise de Bordeaux. Il s’agit (cf. Cirot) des familles Astruc, Petit, Saint-Paul, Vidal, Lange, Propha, Cassin, Rouget, Dalpuget, Sazia, Atar, David, Carcassonne, Jaquassus dit Perpignan. En 1759, les familles Jacob et Emmanuel Dalpuget, gendre et frères, veuve Nathan Astruc et fils, Léon et Vidal Lange et frères, Salon Dalpuget et enfants, Léon Petit et enfants, David Petit et enfants obtenaient des lettres patentes du roi. Pour qui a l’un de ces noms dans son ascendance, comme c’est le cas d’un certain nombre d’adhérents de GenAmi, il est donc intéressant de se reporter aux ouvrages de Cavignac, Cirot ou Malvezin, ainsi qu’au registre d’options de noms en 1808 établi par Claude Geudevert.
  • Montpellier : en ce qui concerne Montpellier, outre des indications trouvées dans les registres de Cohen ou Simon déjà cités, on peut se reporter à des documents spécifiques, ainsi la liste des accouchements pratiqués par Catherine Grozeiller (57 naissances du 30-12-1877 au 27-08-1800) ou que le registre d’options de nom de 1808, ainsi que l’article de Burlats-Brun, tout en notant qu’il comporte un certain nombre de contradictions avec le recueil de Cohen.
  • Paris : dès 1750, on retrouve quelques familles comtadines qui commercent à Paris, beaucoup plus à partir du XIXe siècle. On se reportera notamment à Hildenfinger pour la période avant la Révolution et au recensement du Consistoire de Paris en 1808.
  • Nîmes : beaucoup de familles comtadines sont venues s’installer à Nîmes, plus particulièrement dans la dernière décennie du XVIIIe siècle, parfois sur la route de Paris. Il faut consulter le fichier du docteur Simon, très complet, voire ses articles ou ceux de S. Kahn.

On ajoutera que les échanges et la confrontation entre généalogistes permettent de beaucoup progresser, d’où l’intérêt des Listes d’ascendance des adhérents de GenAmi, des e-group spécialisés comme celui des juifs du pape qu’anime J.-J. Monteux, des associations telle l’Association culturelle des juifs du pape qui publie la revue l’Echo des Carrières, ou les réunions, l’assistance, les fichiers et le forum de GenAmi.


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